Pourquoi Hubert Fayard a témoigné lors du procès Mégret.
Communiqué de presse de Hubert Fayard (21/09/06)
"Si j'ai témoigné dans cette affaire, c'était pour combattre l’injustice. Je n'acceptais pas que Bruno Mégret fasse supporter ses fautes sur d'autres, à commencer par son épouse, et une fois de plus, en fuyant ses responsabilités.
Soucieux du respect de la légalité (« Légaliste jusqu’à l’extrême » écrivait à mon sujet l’un des journalistes du Monde, ce que je revendique haut et fort), je suis venu à la barre, comme Franck Timmermans, pour dire la vérité
Durant notre premier mandat municipal, avec notre équipe d'alors, nous avions réalisé de bonnes choses et je le dis en toute bonne foi loin de toutes polémiques et de la traditionnelle langue de bois.
Certes, il y a eu des erreurs mais avec le recul, les observateurs locaux reconnaissent que nous avions obtenu en déployant beaucoup d'énergie dans des domaines comme la sécurité, la maîtrise de la fiscalité, la propreté de la ville ou la promotion de la culture, des résultats incontestables!
Mais les ambitions politiciennes démesurées de Monsieur Mégret et la malhonnêté d'autres ont mises à mal les éléments positifs du bilan municipal des trois premières années du 1er mandat, dans lequel j'étais Premier adjoint. C’est d’ailleurs pourquoi, je m’étais opposé à plusieurs reprises sur la gestion de la ville à partir de 1999.
Par la suite, nous avons assisté à une dérive irréversible qui a conduit à la défaite programmée de Catherine Mégret, programmée car on ne gère pas une ville comme un parti politique en oubliant la défense de l’intérêt général.
Il y a déjà plusieurs années que j’ai tourné la page et aujourd’hui, ma seule motivation, c’est de participer au renouveau de Vitrolles et à la défense des Vitrollais aux côtés de Christian Borelli dans le cadre de l’équipe de Vitrolles-UNIE, "
Revue de presse.
Le leader du MNR et sa femme comparaissent aujourd'hui à Marseille. Ils sont accusés d'avoir détourné des fonds publics en 2000 et 2001 à la mairie de Vitrolles. Par Christophe FORCARI QUOTIDIEN LIBERATION: Lundi 18 septembre 2006 -
Avant le verdict des urnes, Bruno Mégret devra d'abord affronter celui des juges. Le président du Mouvement national républicain (MNR) et son épouse, maire de Vitrolles de 1997 à 2002, ainsi que trois autres personnes employées par la municipalité, comparaissent à partir d'aujourd'hui devant le tribunal de grande instance de Marseille pour «détournements de fonds publics». A l'origine de l'affaire, les observations dressées par la chambre régionale des comptes. Celle-ci relève que, entre 2000 et 2001, trois courriers dont «l'intérêt communal n'est pas évident» sont partis de la mairie de Vitrolles à destination de l'ensemble des maires de France. L'objectif de ces trois mailings, dont le coût pour la ville s'est élevé à près de 75 000 euros, était de lancer la campagne des parrainages en vue de la présidentielle pour Bruno Mégret. La chambre régionale des comptes a saisi le procureur de la République en février 2002 et une information judiciaire a été ouverte, débouchant sur cinq mises en examen. La petite boutique politique de Mégret, qui rêvait alors de supplanter électoralement le FN, commence à prendre l'eau de toutes parts. Les premiers lieutenants de Bruno Mégret, qui l'avaient suivi lors de la scission de 1998, l'abandonnent les uns après les autres. Hubert Fayard, qui a été un temps employé à la mairie de Vitrolles, ainsi que Franck Timmermans, un temps numéro 2 du MNR, écrivent alors au juge d'instruction pour lui expliquer qu'ils ont des révélations à lui faire. En clair, les deux hommes balancent. Ils affirment que Bruno Mégret avait lui-même donné instruction aux services municipaux de procéder à l'envoi de ces trois courriers. Les deux hommes réitéreront leurs propos face à Bruno Mégret lors d'une confrontation, où les noms d'oiseau fusent. La comparution du leader du microscopique MNR devant le TGI de Marseille marque l'épilogue du passage calamiteux des Mégret à la tête de cette ville-dortoir des Bouches-du-Rhône, loin du modèle de gestion revendiqué par l'ex-numéro 2 du FN. Celui-ci avait été battu de justesse en juin 1995 par le socialiste Jean-Jacques Anglade. L'élection avait été cassée par le Conseil d'Etat, et Bruno Mégret, déclaré inéligible pour avoir dépassé le plafond des dépenses autorisées. En 1997, c'est donc sa femme, Catherine Mégret, qui s'est présentée à sa place et l'a emporté. Elle fut ensuite réélue en 2002, mais le Conseil d'Etat annula également ce scrutin à cause d'un tract du MNR jugé diffamatoire. En octobre 2002, à nouveau candidate, Catherine Mégret est battue par le candidat de gauche, Guy Obino. A quelques mois de la présidentielle, Bruno Mégret risque une peine d'inéligibilité. Une perspective qui ne l'effraie pas outre mesure. «Si je suis condamné en première instance, je ferai appel. Or celui-ci est suspensif», explique le patron du MNR qui prétend avoir réuni près de 150 promesses de parrainage. Mais une condamnation aurait de quoi décourager ce qui lui reste des 2,8 % de votants qui l'avaient choisi en 2002.
Règlement de comptes au procès des Mégret
NOUVELOBS.COM | 19.09.06 | 09:39
Deux anciens lieutenants de Bruno Mégret l'accusent d'être l'instigateur du détournement de fonds publics à Vitrolles, au profit d'un MNR désargenté. L e procès des époux Mégret devant le tribunal correctionnel de Marseille pour détournement de fonds publics a donné lieu lundi 18 septembre à un règlement de comptes entre Bruno Mégret et ses anciens lieutenants, qui l'accusent d'en être l'instigateur au profit d'un MNR désargenté.
Le procès s'est ouvert en l'absence de Catherine Mégret, "écoeurée par les persécutions judiciaires", selon son avocat Me Henri Juramy.
Poursuivie pour avoir détourné 489.347 francs (74.600 euros) à l'époque où elle était maire (1997-2002) de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) elle est accusée d'avoir envoyé, à des milliers d'exemplaires, quatre courriers sur les deniers de la municipalité, alors qu'ils étaient destinés à la propagande du Mouvement national républicain (MNR) et à recueillir des promesses de signatures en vue de la candidature de son mari à l'élection présidentielle.
Aux côtés des époux Mégret comparaissent cinq autre prévenus, dont Jérôme Devolle, à l'époque directeur de cabinet du président du MNR et Damien Bariller, ex-directeur de la communication de Vitrolles devenu depuis secrétaire départemental dans les Bouches-du-Rhône du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers.
Deux témoins chargent Bruno Mégret
"Comme l'a dit mon épouse, tout ceci est une épouvantable boulette", a clamé Bruno Mégret, en rappelant que son parti avait "rapidement remboursé 34.781 euros".
Une version totalement démentie par Hubert Fayard, cité comme témoin, à l'époque employé à la mairie et secrétaire départemental du MNR. "J'ai assisté à la fin 2001 à un déjeuner dans une crêperie de Rognac au cours duquel Bruno Mégret a demandé l'envoi des courriers à partir de la mairie de Vitrolles. Il avait ajouté 's'il arrive quoi que ce soit, on le remboursera'", a-t-il affirmé.
"Je peux vous certifier que je n'ai jamais déjeuné dans une crêperie à Rognac", a répondu Bruno Mégret, "d'autant que je n'aime pas les crêpes. Je nie totalement ces propos. Hubert Fayard me vaut une haine inextinguible depuis les échecs que j'ai essuyés".
Pourtant, un second témoin, Franck Timmermans, ex-secrétaire national du MNR, a confirmé ce qu'il avait expliqué au juge d'instruction. "Bruno Mégret a emprunté les moyens de la ville, cédant à son impatience devant le manque de moyen du parti", a-t-il dit.
"Le MNR n'avait pas les moyens financiers suffisants pour une opération d'envergure à l'approche de l'élection présidentielle", a renchéri Hubert Fayard.
"Véritable persécution judiciaire"
En préalable, Bruno Mégret avait dénoncé "une véritable persécution judiciaire" à son encontre. "Je constate que les nombreux procès qui nous sont faits arrivent toujours quelques mois avant une élection. Mais j'entends bien être candidat à l'élection présidentielle", avait-il assuré.
Bruno Mégret, dont le seul mandat est celui de conseiller municipal de Marseille, encourt jusqu'à 5 ans d'inéligibilité, 10 ans de prison et 150.000 euros d'amende. En cas de peine d'inéligibilité, il a indiqué qu'il ferait appel, celui-ci étant suspensif.
Le procès initialement prévu sur trois jours, devrait se terminer mardi.
Inéligibilité requise contre les Mégret
NOUVELOBS.COM
Le procureur a requis deux ans de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité à l'encontre de Bruno et Catherine Mégret, accusés de détournement.
D eux peines de deux ans de prison avec sursis, 50.000 euros d'amende et deux ans d'inéligibilité ont été requises mardi 19 septembre par le procureur de la République de Marseille à l'encontre de Bruno Mégret, président du Mouvement national républicain (MNR), et de son épouse Catherine, maire de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) de 1997 à 2002.
Le couple comparaît depuis lundi pour des faits de "détournement de fonds publics et complicité". Il se voit reproché la réalisation et l'expédition de quatre courriers adressés aux maires de France en vue de la candidature de Bruno Mégret à l'élection présidentielle de 2002 sur les fonds communaux. La justice a chiffré le montant des détournements à 74.600,50 euros.
A l'issu du réquisitoire du procureur Xavier Bonhomme, Bruno Mégret a fait part de son indignation: "Quand la justice devient injuste, il n'y a plus de justice. Il n'y a plus que des procureurs partisans qui ne font qu'assouvir des haines politiques. J'espère que le tribunal ne suivra pas ces réquisitions ahurissantes".
"Maire de paille"
A l'encontre des cinq autres prévenus, des cadres du MNR, l'accusation a en outre requis mardi des peines de quatre à 12 mois avec sursis, des amendes de 3.000 à 10.000 euros, et quatre peines d'un an d'inéligibilité.
"Une ville n'est pas une banque", a déclaré dans son réquisitoire le procureur. "Les fonds municipaux ne sont pas des lignes de crédit dans lesquelles un parti politique peut puiser"."Mme Mégret était une maire de paille (...) M. Mégret, vous étiez le véritable maire de fait de Vitrolles, tout le monde le dit, y compris votre femme", a-t-il ajouté. "M. Mégret", a-t-il insisté, "vous avez failli, et ce qui est plus grave pour un chef, vous n'assumez pas vos responsabilités".
La défense des sept prévenus a désormais la parole. le jugement sera ensuite mis en délibéré. (AP)
Deux ans d'inéligibilité requis contre les époux Mégret
AP | 19.09.06
MARSEILLE (AP) -- Deux peines de deux ans de prison avec sursis, 50.000 euros d'amende et deux ans d'inéligibilité ont été requises mardi par le procureur de la République de Marseille à l'encontre de Bruno Mégret, président du Mouvement national républicain (MNR), et de son épouse Catherine, maire de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) de 1997 à 2002.
Le couple comparaît depuis lundi pour des faits de "détournement de fonds publics et complicité". Il se voit reproché la réalisation et l'expédition de quatre courriers adressés aux maires de France en vue de la candidature de Bruno Mégret à l'élection présidentielle de 2002 sur les fonds communaux. La justice a chiffré le montant des détournements à 74.600,50 euros.
A l'issu du réquisitoire du procureur Xavier Bonhomme, Bruno Mégret a fait part de son indignation: "Quand la justice devient injuste, il n'y a plus de justice. Il n'y a plus que des procureurs partisans qui ne font qu'assouvir des haines politiques. J'espère que le tribunal ne suivra pas ces réquisitions ahurissantes".
A l'encontre des cinq autres prévenus, des cadres du MNR, l'accusation a en outre requis mardi des peines de quatre à 12 mois avec sursis, des amendes de 3.000 à 10.000 euros, et quatre peines d'un an d'inéligibilité.
"Une ville n'est pas une banque", a déclaré dans son réquisitoire le procureur. "Les fonds municipaux ne sont pas des lignes de crédit dans lesquelles un parti politique peut puiser". "M. Mégret", a-t-il insisté, "vous avez failli, et ce qui est plus grave pour un chef, vous n'assumez pas vos responsabilités".
La défense des sept prévenus a désormais la parole. le jugement sera ensuite mis en délibéré. AP