Mardi 26 septembre 2006
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QUELQUES PRECISIONS SUR LE PROCES DE MARSEILLE
En réponse à la version des faits que Monsieur Mégret a apporté sur certains médias, relative au procès de Marseille qui statuait sur les envois illicites effectués par la Mairie de Vitrolles pour sa campagne présidentielle de 2002, Hubert Fayard et Franck Timmermans tiennent à apporter les rectifications suivantes :
Presque toutes les victoires municipales obtenues par le camp national à partir de 1995 se sont soldées par des choix opportunistes ou des dérives de gestion, parfois les deux, et Vitrolles n’est pas le moindre de ces échecs.
Les procès relatifs au fonctionnement de cette ville comme à celui du MNR ne peuvent être éternellement mis sur le compte de complots politiques. L’économie en aurait été faite si le Président de ce Mouvement n’avait pas accumulé les imprudences et les irrégularités au point que la Chambre régionale des Comptes saisisse le Parquet dès 2002.
Lors du Congrès de Marignane en 1999, les militants réunis avaient adopté des chartes garantes d’une nouvelle efficacité, d’une transparence et d’une honnêteté rigoureuse.
Nous avions tous fait ce choix pour assurer un nouveau cap. Huit ans après, c’est le naufrage de toutes ces bonnes résolutions par la faute et l’impatience d’un seul.
Quand on prétend conduire des femmes et des hommes à la victoire politique, on commence par donner l’exemple en assumant pleinement ses responsabilités, même en cas de dérapages.
Un homme politique responsable doit soutenir ses collaborateurs, et non se défausser sur eux.
Un homme politique responsable ne s’abrite pas derrière la responsabilité pénale d’un Maire, a fortiori quand il s’agit de son épouse, même pour protéger sa carrière compromise.
Il doit aussi assumer ses décisions, et il ne peut à la fois réclamer plus d’ordre en France et céder lui-même à la tentation de transgresser les Lois. Commettre de telles fautes et prétendre appartenir à notre camp constitue une circonstance aggravante car ces actes nous rabaissent au niveau des délits de nos pires adversaires et entament la confiance des militants.
Quand Hubert Fayard et Franck Timmermans ont été convoqués par le Juge d’instruction le 12 janvier 2004, Madame Catherine Mégret était déjà mise en examen ainsi que trois autres cadres. Contrairement à ce que prétend le seul décideur, l’affaire n’aurait donc jamais été close . Nos témoignages ont consisté à innocenter ces personnes et à rétablir les faits pour effacer la honte d’une telle dérobade. Nous réaffirmons que tous les cadres de la ville comme de son mouvement avaient mis en garde Monsieur Mégret contre des envois de propagande effectués, même temporairement, aux frais de la ville. Il a néanmoins décidé d’imposer sa décision nonobstant les risques encourus par son entourage. Il n’aurait pourtant pas manqué de fustiger de telles pratiques si elles avaient été commises par d’autres élus adverses.
Seules les perspectives électorales prochaines peuvent permettre aux militants d’oublier ces pitoyables errements.
Par Hubert Fayard
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Publié dans : Obino et compagnie
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