Vendredi 29 septembre 2006
On casse du flic à Vitrolles !
ou l'échec de la politique de l'équipe Obino en matière de sécurité.
Quelques articles des médias nationaux sur l'affaire de Vitrolles:
Trois policiers
agressés à Vitrolles

NOUVELOBS.COM | 29.09.06

Lors d'un contrôle de police, trois représentants de l'ordre se sont faits molestés par plusieurs riverains. Certains ont été interpellés.
Trois policiers en patrouille ont été attaqués, jeudi 29 septembre, dans un quartier sensible de Vitrolles dans les Bouches-du-Rhône, par plusieurs riverains alors qu'ils venaient d'interpeller un jeune qui les avait insultés, a-t-on appris de source policière.
Selon les premiers éléments de l'enquête ouverte par le parquet d'Aix-en-Provence pour identifier les auteurs de l'agression, les policiers, deux hommes et une femme, étaient en train de contrôler le conducteur d'un scooter à proximité du commissariat quand deux jeunes circulant à deux roues sont passés en les insultant.
Au deuxième passage des jeunes, les policiers sont parvenus à interpeller l'un d'eux, ce qui a provoqué un mouvement de colère de nombreux riverains qui sont intervenus pour le libérer. Plusieurs habitants du quartier du Liourat s'en sont alors pris à la patrouille de police et à leur voiture.
Blessures
D'après le communiqué du syndicat général de la police (SGP-FO) Provence-Alpes-Côte d'Azur, la jeune femme, adjoint de sécurité, a été victime de coups de poing et de coups de tête ayant entraîné une interruption temporaire de travail de sept jours.
Le secrétaire régional du SGP-FO, Fabrice Hiller, a indiqué que la victime avait reçu plusieurs coups de tête au visage et souffrait d'un gros hématome à l'œil.
Ses deux collègues, frappés et profondément mordus, ont des arrêts de travail de cinq et six jours.
Sept ou huit personnes ont participé à l'agression des policiers, dont le plus ancien était titulaire depuis trois mois alors que son collègue n'était pas encore titularisé, a indiqué Fabrice Hiller, regrettant qu'un collègue plus expérimenté n'ait pas été présent.
Dans son communiqué, le SGP-FO déplore ainsi "le manque d'effectifs sur le commissariat de Vitrolles et surtout le manque d'encadrement au sein de ces unités".
"Sentiment d'impunité"
Le syndicat "constate que ce genre de faits se répètent de plus en plus régulièrement par des individus certains de bénéficier de traitements de faveur et de sentiment d'impunité". "Il est évident que les policiers attendent de la justice une réponse sévère avant que ces faits ne débouchent sur des situations dramatiques", souligne le communiqué.
Le premier jeune interpellé a été placé en garde à vue, ainsi qu'un autre, arrêté par une autre patrouille à proximité, après l'agression des policiers.
Pour Bernard Coumes, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance, on assiste "à une aggravation de la situation dans certaines banlieues. Avant, on jetait toutes les semaines des pierres sur les patrouilles mais maintenant, notamment après certaines images télévisuelles, on veut aussi casser du flic en prime".
Dépêche publiée sur le portail de l'information de 9neuf.
Au lendemain de l'agression de deux CRS qui patrouillaient dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, c'est au tour de Vitrolles d'être une fois de plus sous les feux de l'actualité nationale toujours dans le domaine de la violence.
Trois policiers en patrouille ont été molestés jeudi dans un quartier sensible de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) alors qu'ils venaient d'interpeller un jeune qui les avait insultés.
Les riverains s'en sont pris aux forces de l'ordre alors qu'ils venaient d'arrêter un jeune qui les avait insultés dans un quartier sensible de Vitrolles, a-t’on appris de source policière.
Selon les premiers éléments de l'enquête ouverte par le parquet d'Aix-en-Provence pour identifier les auteurs de l'agression, les policiers, deux hommes et une femme, étaient en train de contrôler le conducteur d'un scooter à proximité du commissariat quand deux jeunes circulant à deux roues sont passés en les insultant.
"On veut aussi casser du flic en prime"
Au deuxième passage des jeunes, les policiers sont parvenus à interpeller l'un d'eux, ce qui a provoqué un mouvement de colère de nombreux riverains qui sont intervenus pour le libérer. Plusieurs habitants du quartier du Liourat s'en sont alors pris à la patrouille de police et à leur voiture. Selon un des enquêteurs, les trois policiers ont été légèrement blessés et doivent subir un examen médical afin d'évaluer leur interruption temporaire de travail. Le premier jeune interpellé a été placé en garde à vue, ainsi qu'un autre, arrêté par une autre patrouille à proximité, après l'agression des policiers.
Pour Bernard Coumes, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance, on assiste "à une aggravation de la situation dans certaines banlieues. Avant, on jetait toutes les semaines des pierres sur les patrouilles mais maintenant, notamment après certaines images télévisuelles, on veut aussi casser du flic en prime".